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N'AYONS PAS PEUR : LE DESIR DE PARTAGER N'EST PAS UNE MALADIE...

Un jour, ayant eu peur de m'éloigner, j'ai marché jusqu'à la foret des choses, et je me suis assis sur un petite coline, au milieu du Tout, la tête levé, veillant à ce que, comme le Soleil, la Lune et les autres astres, quelqu'un, quelque part, comptent mes yeux parmi ses étoiles...                        

 

             

 

Lundi 5 septembre 2005

LA CHASSE

 

 En haut d'un tronc, au milieu de la foret,
perché dans un trou, un oiseau chantait.
l'Homme, derrière son grand fusil épiait
cette volupté d'ailes qui gazouillait.

Il tira dès qu'il pu sur la pauvre créature
qui tomba en silence au bas du trou.
l'Homme s'approcha pour voir sa capture,
trop heureux, oubliant son piège à loup.

NEG

a Kimy...la Protectrice


Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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Vendredi 2 septembre 2005

 A L'ESPRIT DU BATON...

J’avais du mal à monter jusqu’à elle. Etant impatiente de toucher ma fourrure, elle me tendit un bout de bois qu’elle sortit de je ne sais où et me dit :

   -         Mon ami, l’espace qui nous sépare est bien trop grand. J’admire les étoiles de s’aimer d'aussi loin. Moi je vous veux ici, en-dessous de moi pour devenir ma Terre, au-dessus de moi pour être mon nouveau Ciel…

Doucement, car le bois était glissant, je mis une patte après l’autre, dans l’espoir de caresser ma belle aux yeux de nuit. Durant mon effort, elle tint le bois comme s’il était sa vie. Moi, le cœur animé par la folie, j’avançais, prêt à mourir pour rejoindre l’Essentiel. Après quelques efforts, mon calvaire prit fin au bout du fébrile bâton.

Mais alors que je tendais le museau pour recevoir la pluie de baisers promise, elle me dit d’une voix douce comme le chant de la tourterelle libre sur les collines de mon enfance :  

  -   As-tu pensé à cueillir les rosées délicates qui se déposent chaque matin sur les fleurs du jardin, afin que le parfum de ton baiser me transporte l’âme ? 

 Neg

 

 


Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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Vendredi 2 septembre 2005

quand la plume légère,

folie des âmes qui gravitent autour d'elles-mêmes,

vient se poser sur le sublime du moment que nous passons,

et nous fait lever les yeux ensemble, vers l'extase d'être,

qu'avons-nous besoin de profondeur...?

NEG


Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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Mercredi 3 août 2005

Improvisation sur la Chrystellisation des choses…

 

Penchée sur ses notes telle le penseur de Rodin,

Chrystelle, dont l’esprit est plongé dans ses devoirs,

Me laisse le temps de contempler ses mains,

Son coup, sa joue délicate, et ses yeux noirs.

 

Moi, un peu absorbé par les choses légères,

La couleur du ciel, le sens du vent et de la vie,

Je laisse la créature régner dans l’atmosphère

Telle une reine dont le sourire gouverne nos envies.

 

 Neg

 

Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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Mercredi 27 juillet 2005

"La promenade d'une ombre à la lumière..."

   Ainsi lorsque la nuit vient, lorsque le temps recouvre la création d’une lumière souterraine bleue, que l’on dit noire, lorsque la chose est entendue et qu’il n’y a plus de raison de se défendre, il m’arrive de disparaître comme par magie. Moi qui étais parmi les autres quelque chose, marchant au gré de mon compagnon de fortune, dans les limites de mon être, voilà que je me retrouve étalée dans l’infinie de la sombre nuit, vénérant comme mes compagnons le Dieu de l’inconnu...

S’il me reste quelques souvenirs de ma journée, si je suis capable de me souvenir sans me mentir, si ce sont bien mes souvenirs et non ceux des autres confondus dans la mienne, alors je me souviens.

Mon compagnon aimait une jeune fille dont j’aimais l’ombrelle. Elle, l’ombrelle, avait tout pour me plaire et un peu plus pour m’être agréable. Elle avait des cheveux qui avaient la couleur de sa peau, qui avait le joli teint de ses yeux, qui avaient la claire pénombre  d’une ombre au soleil, une ombre chaleureuse comme ces vies de passage, durant un après-midi dans les îles de la Caraïbe ou au Moyen Orient…

Que m’avait-elle dit de sombre pour me percer le cœur? M’avait-elle condamné à mort ? Non, je ne crois pas. M’avait-elle dit ce que se disent ceux qui ne s’aiment plus ? Non, je ne crois pas. Quelle était cette phrase qui s’est logée au fond de mon crâne pour toujours et dont je subis encore chaque pénétration dans mon être disparu?

 Ah oui, c’est cela: « Combien de temps nous reste-t-il avant la nuit ? »

Pendant ce temps, la fille, humaine et légère comme la folie, disait au jeune homme impatient dans ses œuvres: « je ne viendrais plus à la promenade par ce soleil ! »  

C’est ainsi, oui je crois c’est bien ainsi que j’ai perdu à tout jamais l’ombre de ma vie, moi qui ne suis pas autre chose…

  NEG 


Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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