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Vendredi 13 janvier 2006

Voilà,

Voilà que l’année 2006 commence, avec, devant moi, la grande voile blanche de la possibilité, étalée sur 365 jours.

Autant d’heures, autant de minutes à vivre, je ne vais pas laisser passer sur moi la charrette du temps, sans chercher, comme bien des gens, le changement perpétuel.

Bien sûr, je serai heureux au bout du compte.

Pour commencer, je ne vais pas déguerpir. J’ai beau ne pas connaître très bien le chemin qui mène à l’essentiel (j’en ai bien une petite idée), je vais dire la vérité à chaque voyageur sur mon passage, oui, je vais leur dire que même à contre sens, nous marchons tous vers le même point de départ…

Et puis, je vais m’évertuer à peser moins lourd sur la Terre. Il n’y a aucune raison pour que mes ailes ne m’aident pas à gagner le ciel léger de la liberté, comme en 1986

 

 

où certains d’entre nous (non je n’étais de la bataille, en sécurité et au froid que j’étais en occident), braves et fous à la fois, dans un mélange de plumes, de pneus en flamme et de sang, ont dit

oui au « Déchoukage »

 

 

et non  à la Dictature. 

Oh rassure-toi Terre Maternelle, je vais peser moins lourd sur cette jolie planète, avec un peu moins de corps et un peu plus d’esprit. 

Enfin je vais écrire sur le Bois Sacré de la vie une lettre aux anciens, afin de devenir une des branches (même la plus fébrile) de la Grande Racine.

Oui, maintenant je n’ai plus de raison de garder plus longtemps le silence dans la sombre grotte.

En changeant de maison, on change de peau, disait à peu de chose près un vieux sage. Gardons-nous de ne pas nous perdre durant cette annuelle mutation.

Il est temps que le Soleil, mon guide spirituel, même en plein hiver, verse sur moi un peu de sa principale qualité.

Je suis un homme qui va le devenir, un guerrier par Nature qui s’en va affronter une année entière de difficultés. Mais elle est inquiète ma petite cervelle ! Quelle faiblesse que cet amas de chair pensante !

Oh je me vois déjà mettre un genou à terre, mais avant de poser le deuxième (et admettre ainsi que je ne suis rien au fond), je voudrais bien retirer la Flèche mortelle de mon torse et transpercer (une fois au moins) les murs insondables de la Possibilité.

N’ayez pas peur ô Dieu que je vous nuise: en fin de compte, malgré tous mes efforts, je ne serai pas plus fort qu’un enfant nourrit aux vents d’Afrique.

 

 NEG

 

Par KAYMWENKRAZE MAPVIVNANBWA - Publié dans : negmon
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Commentaires

le chasseur semble se faire rare.........


 


véro- déraison

Commentaire n°1 posté par Véronique le 17/02/2006 à 03h06
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